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AGEC&CO digitalise son suivi des compétences avec Skilvioo

En 2012, Skilvioo s’est lancé le défi de réconcilier les différents acteurs du marché de l’emploi autour d’une même approche de la compétence. Le moyen pour y parvenir : proposer aux entreprises, aux organismes de formations et aux opérateurs de l’emploi, une application leur permettant d’avoir le même regard sur les compétences de l’individu. Skilvioo, c’est le langage commun de la compétence, pour tous.

Parmi tous les travaux entrepris, SKILVIOO a souhaité s’engager aux côtés d’AGEC&CO qui s’inscrit dans une dynamique durable de concertation et de construction des parcours des salariés du secteur culturel et de l’économie créative. S’inscrivant dans l'environnement du pôle CO - culture et richesses humaines en Nouvelle-Aquitaine, ses actions sont menées dans une démarche collective d’amélioration de la qualité de vie au travail et de promotion de nouvelles formes d’emploi. Avec l’application SKILVIOO, AGEC&CO a pu cartographier toutes les compétences des professionnels qu’ils accompagnent. SKILVIOO a également simplifié et digitalisé le besoin en compétences des entreprises dans le même référentiel. Dans la suite de cet article vous découvrirez les réactions des utilisateurs de SKILVIOO, les processus de travail qui ont été mis en œuvre pour déployer l’application, ainsi que les perspectives qu’ouvrent la digitalisation du suivi des compétences de professionnels.

Revenons sur la teneur de ce partenariat avec Rachel et Nathalie, Directrice et DRH de CO.

SKILVIOO : Rachel, Nathalie, c’est un plaisir de vous retrouver après ces premières semaines de travaux ! Sur le chemin, mes yeux se sont posés sur votre signature : « CO – Culture et Richesses Humaines ». Pourriez-vous nous rappeler l’origine de cette signature ?

Nathalie : Tu sais avec CO, nous sommes plongés au cœur d’un secteur passionnant : celui de la Culture. Et à AGEC&CO, notre rôle d’accompagnateur nous amène à travailler avec des salariés de tous les horizons : du jeune comptable qui démarre son parcours professionnel à un artiste qui choisit d’impulser un nouveau tournant vers la médiation culturelle. Donc dans ce cadre-là, nous sommes confrontés à un esprit de solidarité et à une diversité de métiers et de compétences assez incroyables. Cette diversité et cette solidarité sont des richesses. Des richesses qui grandissent et s’épanouissent et que l’on partage – davantage que des ressources, que l’on exploite.

Rachel CORDIER et Nathalie REDANT, Directrice de CO, Culture et Richesses Humaines

Rachel CORDIER, Directrice et Nathalie REDANT, DRH de CO, Culture et Richesses Humaines

« À AGEC&CO, notre rôle d’accompagnateur nous amène à travailler avec des salariés de tous les horizons »

C’est beau ! Et aujourd’hui, où en êtes-vous ? Auriez-vous quelques indicateurs à nous communiquer sur l’AGEC ?

Rachel : AGEC&CO existe depuis 10 ans. C’est encore une structure jeune.

Mais nous nous sommes déjà fait une belle place dans la région et avons rassemblé un réseau conséquent. Par exemple, nous cumulons aujourd’hui 68 entreprises adhérentes – c’est à dire, prêtes à recruter des salariés de la Culture adhérentes d’AGEC&CO. Des salariés, justement, à cette date nous en accompagnons 25, pour 100 situations d’emploi !

Comment cela ? Vous pilotez plusieurs contrats avec un seul et même salarié ?

R : En fait, à AGEC&CO nous favorisons les dynamiques d’emplois partagés. La multiplicité et la diversité des compétences que proposent nos salariés sont telles qu’ils peuvent les mobiliser dans plusieurs contextes et métiers différents. Et il en va de même du côté employeur : les missions à réaliser ne nécessitent parfois pas de mobiliser l’ensemble des compétences ou du temps d’un salarié. L’emploi partagé se pose alors comme solution assez fine pour les deux parties. Typiquement on pourra donc avoir le cas de Sylvie, qui, le lundi et le mardi, exerce de la comptabilité pour une PME de la culture ; le mercredi elle pilote le budget d’une association du spectacle vivant ; tandis que le jeudi et vendredi elle anime la médiation culturelle d'un office de tourisme.

Je comprends ; et c’est fou la complexité que cela doit impliquer au niveau de la gestion des compétences…

R : Oui ! En fait, il y a plusieurs difficultés qui se posent lorsqu’on cherche à faire « matcher » des compétences de salariés avec les compétences d’une fiche de mission délivrée par une entreprise adhérente.

Premièrement, il y a la question du langage. Nous avons beau travailler dans le même secteur, on peut avoir du mal à saisir avec précision les forces d’un profil de salarié. Pareil pour l’offre d’emploi de l’entreprise : on comprend parfois mal la demande de l’employeur. « Quels sont les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être que j’attends pour telle ou telle mission ?… »

Ensuite, se pose rapidement la question du matching à proprement parler. Jusqu’aujourd’hui le processus a toujours été plutôt « artisanal » : les membres de l’équipe interne d’AGEC&CO gardent en tête les enjeux des situations d’emploi de chaque salarié accompagné ; ils échangent beaucoup entre eux pour faire circuler l’information. Le tout se résumant, in fine, par des fiches récapitulatives. Ce mode de communication a une vertu majeure : il nous permet de faire du sur-mesure en fonction de chaque situation d’emploi car chaque accompagnateur s’est bien approprié les problématiques du salarié. En revanche, il impose une limite assez vite, celle du volume de dossiers que nous pouvons traiter.

En conclusion il y a donc vraiment ce double enjeu pour nous à l’heure actuelle de gagner en précision sur le langage des compétences et d’automatiser une partie du processus de matching pour augmenter le volume de dossier que nous pouvons traiter.

« Gagner en précision sur le langage des compétences et automatiser une partie du processus de matching pour augmenter le volume de dossier que nous pouvons traiter [sont les deux enjeux du groupement d’employeurs ».

Et c’est à ce moment qu’intervient SKILVIOO si je comprends bien ?

R : Tout à fait, sur la cartographie des compétences et sur le matching. Nous souffrons d’un manque d’outils. Le fait est que nous ne sommes pas une entreprise de portage. On doit être outillé pour avoir une vraie valeur ajoutée sur les matchings de compétences !

N : On passe tellement de temps à traiter l’existant en ce moment que cela peut nous bloquer dans notre développement. Par exemple, aujourd’hui on ne fait pas de prospection de postes à pourvoir ou d’entreprises adhérentes. Alors qu’il faudrait qu’on soit bien davantage sur ce terrain pour impacter le territoire de manière significative. SKILVIOO répond en grande partie à ce besoin de gagner du temps et de la précision sur nos missions quotidiennes.

« SKILVIOO répond en grande partie à ce besoin de gagner du temps et de la précision sur nos missions quotidiennes. »

Quel est le processus de travail qui en découle ? Vous avez des cas d’usages à me communiquer ?

N : Alors nous nous sommes lancées sur un travail avec deux familles de métier :

  • Les fonctions de l’administration du secteur culturel (11 salariés)
  • Les fonctions de médiation culturelle et artistique (5 salariés)

L’objectif était de travailler sur la prise en main de leur profil de compétences et leur parcours : quelles sont les compétences qu’ils mobilisent actuellement sur leur(s) poste(s) ? Et quelles sont les compétences dont ils auront besoin à l’avenir ? On couple donc une dynamique de bilan à une dynamique d’anticipation.

Pour le moment nous avons réalisé une séance de travail avec SKILVIOO avec chaque groupe pour la première dimension « Bilan de compétences ».

Tu me tiens en haleine ; alors comment est-ce que cela s’est passé ?

N : De prime abord c’était assez impressionnant : les salariés se retrouvent face à des montagnes de compétences ! Pour la première fois ils pouvaient mettre des mots sur tout leur parcours. Pouvoir décrire ses expériences en termes de compétences ; cela leur a paru logique finalement. En plus l’application a rendu le travail plutôt simple, vous avez une interface facile à prendre en main.

La question de la transférabilité des compétences est un sujet préoccupant aussi. Surtout pour les seniors. Ils ont conscience que certains savoirs et certains savoir-faire se retrouvent dans différents métiers et qu’il faut savoir les valoriser.

Les jeunes étaient plus étonnés par le CV compétences. La fonctionnalité est efficace : c’est coloré, modulaire, et cela va assez vite.

« [SKILVIOO leur a permis] de mettre des mots précisément sur tout leur parcours et de pouvoir décrire leurs expériences en termes de compétences »

Et qu’ont-ils dit du référentiel ? Ont-ils trouvé tous les éléments de langage qui leurs correspondaient ?

R : En grande partie oui, c’était assez drôle ! Mais pas tout. Il faut dire qu’on est tout de même sur des métiers de niche ; dans certains cas, même le ROME ne reconnaît pas l’existence des métiers que nous couvrons comme avec les métiers de la médiation culturelle par exemple.

Alors nous avons trouvé des référentiels de compétences de la branche et nous les avons adressés à SKILVIOO. C’est le pôle documentation de la startup qui va s’en occuper. Ils vont s’imprégner des référentiels et aller chercher différentes sources d’informations complémentaires. Tout ça pour nous proposer une traduction de ces référentiels de compétences, découpés en savoirs, savoir-faire et savoir-être. A ce moment il faudra être assez précis dans les retours que l’on va leur faire sur les intitulés exacts de chacune des ressources. L’objectif étant de trouver les mots qui correspondent le plus au contexte métier, aux entreprises et aux salariés.

Après cette courte étape de traduction, ils vont intégrer le référentiel à la base de données, et ce sera à nous de jouer !

« A termes, ce que nous souhaitons pouvoir faire, c’est matcher automatiquement les profils de compétences des deux groupes de salariés dont je te parlais, avec des fiches de missions déclinées, elle-aussi, en compétences. »

Alors oui, justement, après ce sera à vous de jouer ; mais quelles sont les prochaines étapes ?

R : A termes, ce que nous souhaitons pouvoir faire, c’est matcher automatiquement les profils de compétences des deux groupes de salariés dont je te parlais, avec des fiches de missions déclinées, elle-aussi, en compétences.

N : Donc là, nous allons déjà prendre du temps individuellement avec les salariés pour affiner ensemble leur profil de compétences avec SKILVIOO. Pour que les profils soient tout propres et « prêts à être matchés » !

R : Ensuite, nous allons passer par une phase de recueil des besoins des entreprises adhérentes. Avec l’application SKILVIOO, nous allons construire collégialement des fiches de mission en compétences. En les regroupant par thématiques, par blocs de compétences et par compétences clefs, nous aurons une vue d’ensemble sur les enjeux de chaque poste à pourvoir. La première réunion se fera en présentiel, je pense, pour dialoguer, pour bien cerner les enjeux métiers et aussi pour créer du lien avec les entreprises adhérentes. Puis les itérations sur ces fiches de missions se feront de manière permanente, au gré de l’évolution du contexte métier, directement sur SKILVIOO.

Dans l’idéal, nous aurions dû faire ce travail avant les ateliers collectifs avec les deux groupes. Mais en même temps on a un peu le sentiment, avec SKILVIOO, d’ouvrir une boite de Pandore qui nous fait voir la réalité en face et nous poser de vraies questions : « Mais qu’est-ce qu’on attend exactement sur ces postes là ? ... ». Alors déjà, ce n’est pas évident de remettre en question l’ensemble des situations d’emploi que l’on couvre – mais c’est aussi un travail que je ne peux pas faire seule. Je dois en discuter avec les gens qui connaissent le métier, avec SKILVIOO en support.

Oui, vous vous lancez sur un travail de fond structurant.

R : Si nous voulons que les entreprises, les salariés et même nous, nous puissions tous nous comprendre sur les missions et être efficace dans notre travail… Cette notion de langage commun est essentielle.

Et vous vous attendiez à ça quand nous nous sommes rencontrés ? D’ailleurs, vous aviez déjà travaillé avec des startups ?

R : Oui, ça nous est déjà arrivé plusieurs fois ; mais pas vraiment de cette manière.

Là, dès le début, on a quand même senti un bel alignement avec les valeurs que l’on porte au sein de CO. Notamment sur la perception de l’Homme au travail, de ce qu’il est, et de ce qu’il va devenir. J’ai apprécié votre sensibilité sur l’attention portée à la qualité de vie au travail. Et puis votre outil a été créé pour cela.

N : J’ai rapidement cru, et je crois encore que ça peut être LE bon outil pour piloter nos problématiques de cartographie des compétences. Après il y a encore du chemin, en interne, pour modifier nos manières de travailler et, pour SKILVIOO, qui aura toujours des fonctionnalités à améliorer sur l’application.

R : On est assez excitée vis-à-vis de ce partenariat. Ce n’est que le début. Mais on avance beaucoup. Je suis excitée par les perspectives, car il y a encore d’autres choses qui vont naitre.

« J’ai rapidement cru, et je crois encore que SKILVIOO peut être LE bon outil pour piloter nos problématiques de cartographie des compétences.»

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